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 Dossier: à quoi nous servirait un hiver très rigoureux ?

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serge

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Messages : 710
Date d'inscription : 01/01/2010

MessageSujet: Dossier: à quoi nous servirait un hiver très rigoureux ?   Jeu 23 Sep - 14:19

Salut,

Tout d'abord, définissons ce qu'est un hiver rigoureux. Selon les indices de Van Engelen, partant d'une note de 1 à 9, des hivers les plus doux (indice 1) aux hivers les plus rigoureux (indice 9), celui de 1962/1963 est classé au niveau supérieur de l'indice.
Inséré dans une décennie globalement refroidie (1961/1970), cet hiver est considéré comme n'ayant plus eu d'équivalent de cette date à nos jours. En Angleterre, l'équivalent ne se retrouve qu'en 1740. Ceci compté sur le trimestre DJF.
Admettons donc qu'un de ces très prochains hivers soit de la même teneur que celui de 62/63 durant les 3 mois DJF. Toujours selon cette hypothèse, imaginons que ce soit celui de 2010/2011. La barre est volontairement placée très haut sur un hiver très rigoureux, afin de pouvoir disserter sur son éventuelle impact sur l'environnement glaciaire et hémisphérique (rappel: moyenne par rapport à 1971/2000, décembre 62 = -3.7° C, janvier 63 = -5.4° C et février 63 = -5.1° C).
Secondement, n'oublions pas que nous sommes "hors période glaciaire", ce qui réduit les surfaces géographiques concernées par cette zone très froide. A titre d'exemple, l'hiver 62/63 très rigoureux en Pologne, Sibérie, Chine, Japon et moitié Est du Canada et des Etats-Unis a été très largement au-dessus des normes sur l'Alaska, l'Islande, l'Afrique du Nord, le Moyen-Orient et l'Inde.
Troisièmement, même si nous sommes pour l'hiver 62/63 dans une décennie refroidie, la fin du Pag date d'à peu près 1860. Donc à considérer comme un évènement ponctuel.
Avec ces données, à quoi servirait un hiver 2010/2011 ou proche, rigoureux ?
A rien sur le plan climatologique si on y prolonge les effets de ces trois dernières décennies, à savoir printemps précoces et chauds, étés peu pluvieux et souvent très chauds et automnes plutôt secs et doux (remarque : les automnes de la décennie 61/70 ont été relativement doux eux-aussi).
Sur le plan climato-sceptique, ce serait tout autre chose. En incorporant dans les thèses du refroidissement une certaine dose de mauvaise foi, on verrait les plus idiots crier à la glaciation, et les plus réfléchis, si tant soit-il qu’il y en ait, argumenter à raison qu’un réchauffement ne signifie pas forcément la fin d’hivers très rigoureux, même si ceux-ci deviendraient de plus en plus rares.
Mais un tel évènement est-il seulement possible de nos jours ? Personnellement j’ai un petit doute, mais ce n’est pas totalement impossible, à la condition que la zone géographique concernée soit nettement inférieure à celle de l’hiver 62/63. Je fais là appel à une certaine « logique », au vu des zones chaudes de plus en plus nombreuses qui envahissent nos deux hémisphères. Mais un élément peut évidemment mettre à mal cette « logique ». je ne la connais pas.
Dans la continuité de notre réflexion, l’évènement isolé ne servirait donc à rien sur le plan annuel, sauf à faire descendre sensiblement la moyenne de l’année et pourrait même avoir des répercussions sur la décennie complète, en stabilisant à nouveau les températures (voir en les baissant…), si l’on poursuit sur la même voie de réchauffement actuel. Pour ne pas faire de « faux », rappelons que la dernière décennie est considérée comme « stable » au niveau des températures (à cause d’un effet El Nino ponctuel qui s’est produit en 1998). Si stabilisation de la décennie 2011/2020 (ou baisse) ce serait à une cause différente un résultat équivalent en terme de ponctualité sur une année).
En admettant ainsi une nouvelle stabilisation thermique de la décennie 2011/2020, au même niveau que 2001/2010, le résultat serait nul pour nos glaciers et l’ablation printano-estivale aurait tôt fait de faire remonter ce qui reste des langues glaciaires et de réduire l’épaisseur à des altitudes proches des 3500m environ.
Évidemment il en irait tout autrement dans le cas d’un effet non isolé, tout en ayant moins d’ampleur que celui de 62/63. Encore faudrait-il que nos printemps/automnes réduisent considérablement leur propension à ressembler à leur ainée, j’ai nommé l’été.
Et même ceux-ci devraient voir leurs facéties thermiques à la baisse. On voit bien qu’il ne suffit pas de proclamer « le froid » pour que d’un claquement de doigt, le « miracle » se produise.
Ce sont bien des conditions globales que l’on doit faire intervenir si on veut rester en adéquation avec une tendance et non des évènements isolés.
Ce que je considère néanmoins important, voir très important, c’est la surface de plus en plus importante des zones chaudes de nos deux hémisphères. Si l’on considère en plus le réchauffement des océans, la situation d’un hiver très rigoureux, non ciblé géographiquement devient ‘ubuesque ».

Cependant, et c’est peut-être là un paradoxe, les remontées stratosphériques qui morcellent notre vortex polaire et qui sont à l’origine de possibles hivers froids et neigeux en Europe de l’Ouest sont des phénomènes qui ont lieu également lors de périodes décennales froides comme 61/70. Mais encore une fois, l’état général actuel de nos hémisphères influe probablement et pas de manière innocente à l’emballement thermique que nous constatons.
La prochaine décennie dira si oui ou non on peut espérer une fluctuation naturelle ou si elle est entravée par ce fameux « réchauffement anthropique ».
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Michel

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MessageSujet: Re: Dossier: à quoi nous servirait un hiver très rigoureux ?   Ven 24 Sep - 10:18

Bonjour Elvis.

J'ai déplacé ton post afin qu'il soit dans le bon Topic.
Tes remarques sont celles que beaucoup se font, ce sont des sujets très intéressants, et je pense que tu vas avoir tes réponses par nos spécialistes en climato.

elvis a écrit:
bonjour
ce n'est pas un hiver mais 10 q'il faudrait pour q'il y ait une conséquence visible
certain météorologues disent qu'il y a une dérégulation du gulf stream il est modifié par la fonte des glaciers en arctique, certains disent qu'on pourrait perdre 3 a 4 degrés en europe de l'ouest
ce serait peut être la solution au problème du réchauffement climatique
qu'en pensez vous
A mon avis, ce sont les étés (du printemps à l'automne) qui ont effet direct sur le réchauffement climatique, le banquise et les glaciers.
Les hivers, qu'il fasse -10° ou -30° ne change pas grand chose.

La banquise arctique connait des températures très basses l'hiver, le problème principal provient de sa fonte estivale.

Je laisse nos camarades te répondre, mais au sujet du Gulf stream, il a connu une baisse de régime dès le milieu de la décennie 2000, mais les dernières recherches montrent qu'il a repris un régime assez normal depuis un an ou deux.
Pour le modifier vraiment il faudrait un apport d'eau douce gigantesque, comme la vidange du lac Agassiz qui a provoque le fort refroidissement du Dryas récent il y a environ 10 000 an.
Les fontes glaciaires actuelles ne sont que peu de choses en comparaison.


Dernière édition par Michel le Ven 24 Sep - 16:32, édité 1 fois
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elvis



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MessageSujet: a quoi nous servirais   Ven 24 Sep - 16:26

bonjours michel
merci pour tes infos tu as bien fais de deplacer mon post car je ne maitrise pas tres bien
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Nicolas91

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MessageSujet: Re: Dossier: à quoi nous servirait un hiver très rigoureux ?   Lun 27 Déc - 15:30

Bonjour

A partir de quelle moyenne de température pour cet hiver pourra t on considéré qu'il est rigoureux ?
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serge

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MessageSujet: Re: Dossier: à quoi nous servirait un hiver très rigoureux ?   Mar 28 Déc - 11:39

Il y a des critères bien précis instaurés par météo France pour qualifier une vague de froid et donc un hiver rigoureux. Je ne les ai pas précisément en tête, mais je vais voir si je les trouve.
Dans les mémoires collectives, il ne fait aucun doute que ce mois de décembre restera rigoureux et très neigeux. Des records de froid et de neige ont été enregistrés sur plusieurs régions du nord du pays. Dans le sud sud-ouest, il y a eu peu de neige et les températures moyennes de ce mois de décembre sont loin des records de ceux de 1962.
Dans les Alpes, les hauteurs de neige ne sont pas vraiment extraordinaires. Donc on peut dire sans trop se tromper que ce mois de décembre n'a pas été neigeux dans les Alpes et pas vraiment extraordinairement froid non plus. Mais le gars de plaine qui est resté coincé dans sa voiture pour cause de neige n'en a rien à faire, pour lui c'était "l'apocalypse".

C'est en fait une vraie bataille de chiffonniers qui s'installe entre les climato sceptiques et les tenants du réchauffement anthropique. Et chacun aura sa théorie qui, et c'est là le plus marrant, justifiera par force démonstrations parfois complètement incompréhensibles pour un public non averti, qu'il a raison.
Tout comme le "principe du rasoir d'Occam" je reste sur l'explication la plus simple, nous sommes en hiver tout simplement. Car si mon raisonnement est très simpliste, il évite toute extrapolation devenue très hasardeuse tant les paramètres à prendre en compte sont nombreux et parfois même remis en question.

On a bien entendu que lors de la canicule de Russie cet été, il est normal que les records soient fait pour être battus et que cela n'est pas le signe d'un réchauffement, mais que l'hiver actuel de l'Europe est le signe d'un refroidissement. Comme quoi, que l'on soit pour un refroidissement ou un réchauffement, il suffit de trouver le bon interlocuteur et de tourner son analyse à son avantage.

2010 sera vraisemblablement une des 3 années globalement les plus chaudes depuis plus d'un siècle. En lisant un peu tout ce qui s'écrit sur le sujet climatique, on y voit une élévation de températures depuis le début du siècle dernier, une stagnation sur la dernière décennie et parfois même un refroidissement. Les graphiques suivant les lissages et les temporalités que l'on peut y mettre vont effectivement du réchauffement à la stagnation et au refroidissement même s'il est léger. Il suffit de lire et de paramétrer selon ses convictions premières, à savoir pour un réchauffement ou pour un refroidissement. C'est fantastique, non !

Tout comme les joies de la luge pour les enfants en vacances contrastent fortement avec l'automobiliste embourbé dans la neige et le froid, nos constatations météorologiques peuvent être différentes.
Localement, puisque rien ne vaut l'observation directe, ce mois de décembre est bien différent de ceux des 10 dernières années, mais tout à fait dans des normes hivernales de ce que j'ai pu connaitre plus jeune; avec cette différence c'est que la NAO et la synoptique remarquable que l'on peut visualiser actuellement sur les cartes à disposition grâce à Internet m'était inconnue. Et si les climatologues avaient peur d'un refroidissement généralisé dans les années 70, notre insouciance découlait de notre adaptation aux aléas météorologiques.

J'ai gardé pas mal de coupures de journaux des 20 dernières années et des épisodes remarquables de froid et de neige ont fait régulièrement la une de la presse. Avec son cortège malheureusement de drames dus au froid et aux conditions dramatiques de certains pays.
Ceci dit, je suis assez en accord avec le dernier billet de monsieur J J Thillet.

A suivre.


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Michel

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MessageSujet: Re: Dossier: à quoi nous servirait un hiver très rigoureux ?   Mer 29 Déc - 18:56

Pour moi et localement, ce sont des vagues de froid de plus de 10 jours avec -25° ou pire en vallée, et entre temps des chutes de neige de 10 cm/h la journée entière, plusieurs fois, et plus de 2 m tassée.
Pas difficile moi, non ? tongue
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