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 Arctique. Antarctique. Les banquises...

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Michel

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MessageSujet: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Dim 7 Fév - 15:02

Bonjour à tous.
Stéphane, J'ouvre un Topic sur la banquise Arctique, en y citant ton Post qui est très intéressant, car je pense que c'est un sujet important qui mérite bien un Topic spécial.

Treize a écrit:
Blague à part, c'est vrai qu'un vortex bien concentré aurait été plus "utile" à une solide reconstitution de la banquise, tant en surface qu'en épaisseur. Le fait est que pour le moment, sur le sommet de notre planète, la situation n'est tout de même pas folichonne depuis le début de l'automne et les choses ne s'arrangent guère même si elles n'empirent pas non plus. Il est bien trop tôt encore pour faire des pronostics, mais pour le moment aucun élément favorable ne semble en mesure de nous éviter de se retrouver en sortie d'hiver avec un maximum 2010 dans le top 5 des plus faibles. On a encore le temps d'en parler et de voir venir.

Ce sur quoi il est également intéressant de réfléchir sur le long terme, c'est l'impact possible de cette situation d'AO très négative cet hiver. J'en vois plusieurs :

- L'air froid n'a été que très peu concentré au pôle cette année, envahissant massivement les latitudes moyennes (d'où cette belle ceinture froide d'anomalies négatives en janvier, cf l'autre topic). A l'inverse, les masses douces bien présentes au niveau des tropiques, et exacerbées par ailleurs par un épisode significatif d'El Niño, ont sagement évité les grandes incursions au nord. Quand on regarde à nouveau les anomalies de janvier, on constate ainsi une seconde ceinture d'anomalies chaudes des Caraïbes à la Chine via toute l'Afrique du Nord, le Moyen Orient et la moitié sud de l'Asie.

D'ici un mois environ, les réserves froides des régions arctiques, déjà bien faibles (le gros est sur les continents) ne seront plus suffisantes pour que ces invasions froides de grande échelle se maintiennent. Dans le même laps de temps, les masses d'air inhabituellement chaudes présentes en gros du tropique du Cancer à l'Equateur (on reste visualisés sur l'hémisphère nord), qui seront en outre exacerbées par un El-Niño même s'il est déclinant (quoique, l'indice SOI a à nouveau plongé ces derniers jours à des niveaux pas vus depuis 1998) et l'approche de l'équinoxe de printemps, ne devraient pas rester stationnées ad vitam eternam sur leurs positions. Des remontées chaudes de très grande intensité sont donc à envisager sur les régions tempérées au cours du printemps : il est impossible de dire à l'heure actuelle quelles régions seront concernées, mais pas mal des régions des latitudes moyennes concernées aujourd'hui par les descentes arctiques pourraient virer au rouge d'ici fin mars ou avril. Comprenons-nous bien : après, la France peut très bien se retrouver dans des flux de N/NO moribonds persistants au printemps. Ce que j'essaye juste de dire, c'est qu'un flux de nord en avril 2010 devrait être moins "frais" qu'il ne l'aurait été si le vortex était resté concentré car les réserves froides seront moins imposantes derrière. Et qu'à l'inverse, le moindre flux de Sud pourra emporter des températures beaucoup plus élevées qu'habituellement, car les réserves chaudes sur l'Afrique du nord sont plus imposantes que la normale.

- Je ne pense pas que l'albédo résultant d'une couverture neigeuse plus importante que la normale cet hiver sur l'hémisphère nord (suite aux vagues de froid répétées sur tous les continents) soit réellement significatif. Pour janvier, la couverture neigeuse a été supérieure à la normale de 0.6% sur l'hémisphère nord : de ce que j'avais lu, l'impact de l'albedo devient perceptible au niveau des températures globales et en cette saison (hiver) lorsqu'il atteint la barre des 2%. La valeur paraît assez élevée, mais elle prenait en compte le fait que de toute manière le rayonnement solaire est déjà bien faible en cette saison sur notre hémisphère, donc ce n'est pas 0.6% en plus qui va faire une grande différence.

- Concernant l'état futur de la banquise, ce manque de concentration du froid au pôle va vraisemblablement nous faire déboucher sur un extent et une épaisseur relativement faible en sortie d'hiver. On partira donc a priori avec un handicap de ce côté ci. Mais cela n'engage rien sur la suite : si le peu de masses froides reste bien calé sur le bassin arctique durant la période de débâcle et que les invasions chaudes estivales restent sagement sur les continents, le minimum 2010 pourrait tout à fait être moins prononcé que les trois précédents.


Dernière édition par Michel le Mar 9 Fév - 6:08, édité 1 fois
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Michel

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Dim 7 Fév - 23:31

Dans le réchauffement global, bien que des régions se réchauffent pendant que d'autres se refroidissent (mais la moyenne est bien là), j'ai lu souvent que lorsque l'Antarctique se refroidit, l'Arctique se réchauffe, et inversement.
Est ce que cela est valable dans toutes les situations hors des grandes glaciations ? Y a t'il des études suffisamment longues pour affirmer cette opposition avec une assez grande certitude ?

J'avais entendu Vincent Courtillot expliquer que dans un appartement on ne peut pas faire la moyenne de température de deux pièces, mais comparer l'une par rapport à l'autre, et que la moyenne dans l'appartement ne veut rien dire, on a chaud ou froid selon la pièce où l'on est..
D'autre part, selon la manière dont on ouvre la porte, la circulation d'air entre les 2 pièces n'est pas la même, donc difficile à l'échelle de la Terre de globaliser le climat.
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Treize

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Lun 8 Fév - 6:46

Citation :
J'ai lu souvent que lorsque l'Antarctique se refroidit, l'Arctique se réchauffe, et inversement.

Ce qui risque de te mettre les neurones en ébullition après plusieurs années de dogme selon lequel l'Antarctique se refroidissait, c'est d'aller jeter un oeil aux véritables tendances du continent blanc :


Vite, cachez cette carte que certains yeux vierges et innocents ne sauraient regarder ! Laughing

Non, plus sérieusement, les relevés tant terrestres (pour le peu de stations présentes sur les continents), en accord avec les relevés satellites, donnent une tendance moyenne au réchauffement de +0.12° par décennie depuis la fin des années 1950, soit une valeur proche de la moyenne des terres de l'hémishère sud (+0.116° / décennie).

Ce qui est intéressant au niveau de l'antarctique, c'est que cette tendance s'accompagne d'une progression de l'extent de la banquise antarctique. Dans les détails des études (sérieuses) sur l'évolution des conditions de l'antarctique, on constate au final quelque chose de très ressemblant à ce qu'il se passe au pôle nord : le vortex antarctique a tendance à s'affaiblir au fil des années. Alors qu'auparavant le froid était ainsi bien ceinturé autour du pôle, les déconcentrations du vortex ont permis davantage d'incursions relativement douces vers le continent, alors même que le froid parvient par corollaire à davantage s'évader du continent pour atteindre les océans qui le ceinturent. Le bilan banquise est globalement bon car on a davantage de froid sur les océans proches, avec d'ailleurs un refroidissement localisé de ces zones, mais le bilan du continent est pour sa part bien en hausse.

On peut prendre un miroir pour regarder la situation au niveau pôle nord en ce moment avec vortex affaibli : anomalies froides aux latitudes moyennes, mais grosse anomalie chaude dans les régions arctique. Le schéma est quasiment le même, même si bien entendu il existe des variantes eu égard aux conditions différentes entre le bassin Arctique entouré de terres et l'Antarctique entouré d'océans.


Citation :
J'avais entendu Vincent Courtillot expliquer que dans un appartement on ne peut pas faire la moyenne de température de deux pièces, mais comparer l'une par rapport à l'autre, et que la moyenne dans l'appartement ne veut rien dire, on a chaud ou froid selon la pièce où l'on est..

En prenant un peu de recul :
- On ne peut pas obtenir son bac en faisant la moyenne de plusieurs matières : cela ne veut rien dire de faire la moyenne entre la note obtenue en mathématiques et celle obtenue en français parce que ces deux matières n'ont rien à voir. On peut comparer l'une par rapport à l'autre, mais la moyenne ne veut rien dire : on est un génie ou un cancre selon la matière passée.
- On ne peut pas évaluer le niveau de "skiabilité" (cela se dit ?) d'un domaine : cela ne veut rien dire de faire la moyenne entre les pistes enneigées et ouvertes et les pistes sans neige. On peut comparer les unes au autres, mais la moyenne (nombre d'étoiles) ne veut rien dire : on skie ou on ne skie pas selon la piste sur laquelle on se trouve.
- On ne peut pas dire que janvier a été froid en France : cela ne veut rien dire de faire la moyenne des différents déficits obtenus sur l'ensemble de notre territoire. On peut comparer les différentes stations entre elles, mais leur moyenne ne veut rien dire : selon la station, il a fait très froid (déficit de 3.0°) ou à peine frais (déficit 0.4°).

Blague à part, il est très drôle de voir que ceux qui défendent le plus ardemment cette idée "qu'on ne peut pas faire de moyennes globales" ont toujours été les premiers à calculer les tendances globales, en prenant comme date de départ de leurs calculs 1998. Je suis sûr que si 2010 venait à être une année très fraîche, on verrait davantage fleurir les tendances et bilans globaux sur ces sites que cet argument du "la moyenne globale ne veut rien dire".
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Michel

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Lun 8 Fév - 21:10

Tu veux donc Basketball avec mes neurones ?
C'est réussi ! J'étais persuadé que seule la "petite" Péninsule Antarctique subissait les effets du réchauffement.
Mais c'est vrai qu sur ce continent avec de telles températures basses, ce n'est pas un problème au contraire si cela permet à la banquise de se porter plutôt bien, grâce aux déconcentrations du vortex.
Prendre quelques degrés quand il fait des - 50° ou plus bas encore, ça ne fait pas de différence.
Mais qu'en est il exactement de ces records toujours plus bas, à la base de Concordia et en d'autres points, que l'on lit régulièrement ?
Je vais devoir faire des modifs sur mon site... Embarassed Hé oui ma bonne dame, y a plus d'saisons... jocolor

C'est vrai qu'à l'école on m'a toujours appris qu'on ne pouvait pas additionner des tomates et des carottes... Neutral

______________________________________________________________________________________________
J'en profite pour mettre ici l'extend de la banquise ARCTIQUE pour un suivi, puisqu'il se réactualise tous les jours.

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serge

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Mer 10 Fév - 15:44

10 février
Quelques nouvelles de notre banquise arctique en ce 10 février 2010.
Nous en sommes actuellement à 12.638 km2 de surface contre 13.669 pour la moyenne 1979/2008.
La barre des 15 millions de km2 était franchie en 1979 et en 1988.
L’éclatement de notre vortex qui occasionne sur nos zones tempérées et aussi ailleurs un hiver plus froid que ceux de cette dernière décennie, facilite grandement ce déficit.
On ne peut pas s’affranchir ainsi de cette situation sans se poser un certain nombre de questions.
L’attiédissement de nos automnes, entamée vers les années 1970/75, suivie dès les années 1990 d’un réchauffement plus global de nos quatre saisons et dont le plancher n’est pour l’instant pas à la baisse, corrobore les craintes d’une difficulté grandissante, du moins dans l’immédiat, d’un sursaut refroidissant assez conséquent pour un retournement de situation.

Je conçois bien que lorsque l’on regarde dehors, de telles assertions semblent hors de réalité. L’hiver de notre zone tempérée débuté en gros vers le 10 décembre, avec les périodes de froid et de neige subies, ne plaide pas en faveur de ce genre de questionnement.
La température globale en ce 8 février de notre proche couche atmosphérique est de – 16.32° C, loin des – 17.29° C de l’année 2000. C’est en tout cas la plus élevée depuis 1998.

C’est pourquoi, le scénario atypique de notre hiver 2009/2010 doit être pris avec énormément de recul ; suffisamment du moins pour étudier le phénomène possible d’hivers plus frais ou froids en rapport inversement proportionnel d’un schéma climatique mondial inverse.

Bonne journée
Serge
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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Mar 16 Mar - 19:00

Salut,
Suite à un entretien avec Michel sur l'antarctique, ci-dessous un lien pour se faire une idée.
A signaler que la revue Nature dans laquelle les deux scientifiques ont relaté leurs recherches, n'est pas la première venue.
Mais le problème reste néanmoins posé, si Jouzel a reconnu que l'antarctique se refroidissait.
Il parlait peut-être de la période 90 qui a vu un refroidissement ponctuel dans sa tendance au réchauffement.
Cela relance toutefois plutôt le débat au lieu de l'expliquer, car si croissance de co2, croissance de températures.
Personnellement, je n'ai jamais cru à la croissance exponentielle des températures, consécutive à l'augmentation du co2.
Je suis toutefois incapable pour l'instant d'expliquer les causes de variabilité en tendance globale chaude.

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/climatologie-1/d/oui-lantarctique-se-rechauffe_18037/

A demain pour lire vos avis.
serge
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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Mar 16 Mar - 19:37

serge a écrit:
Mais le problème reste néanmoins posé, si Jouzel a reconnu que l'antarctique se refroidissait.
Il parlait peut-être de la période 90 qui a vu un refroidissement ponctuel dans sa tendance au réchauffement.
Il a bien dit cela dans l'émission C dans l'air dont le lien est sur un autre topic, que l'antarctique (actuellement) se refroidissait, pendant que l'arctique lui se réchauffait.
J'ai été très surpris d'entendre cela venant de lui, alors qu'il n'a cessé de parler de réchauffement de l'antarctique jusqu'à maintenant.
Bizarre non ? Il ne faisait pas d'allusion au fait que l'hiver arrive sur l'hémisphère Sud, ce qui aurait pu expliquer sa phrase.
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serge

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Mer 17 Mar - 16:49

17 mars
Tentative de compte rendu d’une émission sur les glaciers sur ARTE.

Les glaciers se dilatent et se contractent au fil des millénaires. On retiendra de cette première chose que cela est du aux variations d’origine terrestre.
Le cas présenté relate évidemment celui de l’humain qui provoque les changements actuels.
La glace n’a jamais fondue aussi vite. La vitesse de fonte est stupéfiante.
La zone occidentale de l’Alaska a enregistrée une augmentation de température de l’ordre de 2° C.

Pour le glacier « Columbia » en Alaska, depuis 1980 il fond rapidement, car l’apport de neige n’est plus suffisant pour compenser la perte. Ce sont des mesures au laser qui ont été faites sur plusieurs années qui ont permis de voir l’évolution rapide de son déplacement. Un recul de 16 km a été enregistré dans le fjord depuis 30 années.
C’est le vêlage (désagrégation d’une falaise de glace qui produit des icebergs) qui est en grande partie responsable de l’accélération de l’érosion. Des études sismologiques ont été adjointes aux recherches lors des vêlages ; l’eau brise et fait fondre la glace. C’est de l’eau sous pression qui élargie les failles glaciaires et ainsi fait accélérer le vêlage.
Ce même glacier avance de 16 km par jour, c’est-à-dire 8 fois plus vite qu’il y a trente ans. Et n’oublions pas que les chutes de neige en amont ne compensent plus les pertes. Et on y retrouve les « glaces mortes », celles qui ne sont plus rattachées au glacier, comme cela est sas doute visible dans les Alpes (Michel confirmera…).
Toujours d’après le reportage les chercheurs pensent que, outre l’agonie des glaciers qui est généralisée dans le monde, d’ici 50 à 100 ans, tous les glaciers de montagne auront disparus.
(Voir site de Michel pour les altitudes qui ne risquent rien, mais je ne fais que rapporter le reportage).
D’un point de vue écologique, il est rappelé que les réservoirs d’eau douce Himalayens fournissent de l’eau pour 1 million de personnes.
Les inlandsis.
Ceux de la péninsule occidentale de l’antarctique pourraient fondre plus vite que prévu. Exemple le « Larsen B ».
L’inlandsis du Groenland est tout aussi sensible puisqu’il y a des signes de fonte sur ses côtes. Côté température, ce sont près de 3° C de réchauffement que l’on a constaté.
Il y a la fonte estivale (étés de plus en plus chauds et dure 2 semaines de plus qu’il y a dix ans) et le ramollissement de la glace. Il y a 125 000 ans, la température (suivant les carottages), était plus élevée de 4° C, mais le taux de co2 était moins élevé qu’aujourd’hui. (Toujours dixit le reportage).
Il y est dit également que le phénomène actuel est différent d’un cycle normal du climat.
Les glaciers « émissaires (robinets) sont plus nombreux depuis 1990. Le seuil critique semble atteint puisque les neiges qui tombent ne rattrapent pas la fonte.
L’action de l’eau au cœur des calottes glaciaires.
Des lacs formés par le dégel se vident très rapidement (exemple d’observation, en 40 mn un lac de 3 km de large et 12 m de profondeur se vide). Cette quantité d’eau rejoint le substrat rocheux et fait ainsi office de patinoire sur la calotte.
La théorie mise au point par les chercheurs est ainsi en phase avec l’observation.
Mais cela ne représente que 10% du phénomène.
C’est donc un autre phénomène qui se surajoute, le réchauffement des océans créé un transfert de chaleur aux glaciers, et on obtient comme cela un environnement beaucoup plus dynamique que ce que l’on pensait auparavant.
C’est un système de rétroaction qui accélère de cette manière la disparition annoncée d’une grande quantité de glaces.
Sur la hausse du niveau des océans, 30 cm sont dues à la dilatation des océans, 30 cm sont dues à la fonte des glaciers de montagne et 30 cm à la fonte des inlandsis.
Ce qui pose le problème de l’adaptation prochaine de l’humanité à ces nouvelles données.
A noter que ces variations de recouvrement glaciaire ont toujours varié. C’est leur possibilité de se concrétiser à l’échelle humaine qui pose problème et donc par la, l’énigmatique et sensible domaine du co2 et autres GES.

Pas évident de faire un résumé, j’espère ne pas avoir été trop brouillon.
Serge
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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Mer 17 Mar - 19:17

Merci Serge pour ce résumé, je n'ai pas vu l'émission.
Je commente ce qui m'a paru "bizarre". Je crains que ce soit une fois de plus une émission à sensation.


Le cas présenté relate évidemment celui de l’humain qui provoque les changements actuels.
La glace n’a jamais fondue aussi vite. La vitesse de fonte est stupéfiante.
"Ne jamais dire jamais", Personne ne sait à quelle vitesse les glaciers fondaient lors des temps passés.
L'article relevé par Stéphane disait que le fonte était plus rapide dans les années 1940/50.
A la fin du Würm et du Dryas, les recherches montrent des périodes de fonte d'une rapidité hors de proportion avec la fonte actuelle.
Il y a eu aussi des débâcles catastrophiques lors des séquences "chaudes" du PAG et à la fin, ce qui n'est pas le cas actuellement.


Ce même glacier avance de 16 km par jour, c’est-à-dire 8 fois plus vite qu’il y a trente ans.
16 km par jour !!! Je pense que c'est une erreur, car ce n'est pas possible.
Il n'y a que les "surges" qui peuvent provoquer une débâcle catastrophique d'un glacier, c'est très bref, et quelques glaciers dans le monde en font une à intervalle régulier, de l'ordre de plusieurs décennies.


Et n’oublions pas que les chutes de neige en amont ne compensent plus les pertes. Et on y retrouve les « glaces mortes », celles qui ne sont plus rattachées au glacier, comme cela est sas doute visible dans les Alpes (Michel confirmera…).
Oui il y a des glaciers qui n'ont plus de bassin d'alimentation, la ligne d'équilibre étant plus élevée que le sommet du glacier, et qui sont en train de mourir. Le meilleur exemple est le Kilimandjaro.
Certains résistent car ils sont pierreux, on ne voit plus la glace qui est sous la couche de roches qui les recouvre, mais aussi les protège. Dans les Pyrénées il y en a pas mal, et ça commence dans les Alpes.


Toujours d’après le reportage les chercheurs pensent que, outre l’agonie des glaciers qui est généralisée dans le monde, d’ici 50 à 100 ans, tous les glaciers de montagne auront disparus.
Catastrophisme sans fondement.

(Voir site de Michel pour les altitudes qui ne risquent rien, mais je ne fais que rapporter le reportage).
Effectivement les glaciologues disent qu'il faudrait un réchauffement hors de proportion par rapport à l'actuel, et que les glaciers au dessus de 3000 m ne sont pas menacés. Donc ceci est inexact aussi.

Ceux de la péninsule occidentale de l’antarctique pourraient fondre plus vite que prévu. Exemple le « Larsen B ».
Des plateformes type Larsen se sont toujours détachées, elles ont un cycle qui n'est pas loin du siècle, entre le début de leur formation et leur fracture, la surface ne pouvant indéfiniment croitre, sans que la plateforme ne casse.

Il y a la fonte estivale (étés de plus en plus chauds et dure 2 semaines de plus qu’il y a dix ans) et le ramollissement de la glace.
Oui, on remarque bien cet allongement dans les Alpes. Ramollissement de la glace ? je ne connais pas.
La surface d'un glacier en pleine fonte, à base altitude présente parfois des grains style "gros sel", mais qui sont quand même des grains de glace, donc durs comme la glace.


Les glaciers « émissaires (robinets) sont plus nombreux depuis 1990.
Là je ne comprend pas comment il pourrait y avoir davantage de glaciers émissaires, puisque l'on dit qu'il y a de moins en moins de glaciers. Ce sont plutôt de petits glaciers affluents qui risquent de disparaitre.

Sur la hausse du niveau des océans, 30 cm sont dues à la dilatation des océans, 30 cm sont dues à la fonte des glaciers de montagne et 30 cm à la fonte des inlandsis.
Je suis perplexe quand à la validité de tels chiffres, d'autant que l'on dit que les glaciers de montagne représentent un pourcentage infime par rapport aux Indlansis.
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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Mar 13 Avr - 17:45

Salut
Le satellite Cryosat 2 de l’Agence Spatiale Européenne (ESA), destiné à l'étude des glaces terrestres, a été mis en orbite le 8 avril depuis Baïkonour au Kazakhstan.

L'épaisseur de la banquise sera mesuré avec une précision de l'ordre de 2 à 5 cm.
Premiers résultats dès cet été; durée de vie probable du satellite = 3 ans.
Bonne soirée
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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Jeu 29 Avr - 13:51

Graphique de l'évolution de l'épaisseur de la banquise Arctique, de 1980 à 2010.
Pour ceux qui prennent leurs désirs pour des réalités (suivez mon regard...) et qui pensent que la banquise cette année "c'est pas trop mal"... et que le PAG arrive à grand pas !
Graphique d'Infoclimat.

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Nicolas91

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Jeu 29 Avr - 16:55

Bonjour

J'ai une question bete Embarassed
Que represente le ligne bleue ? Une moyenne ?
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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Jeu 29 Avr - 16:57

Oui, c'est la moyenne, mais je pense "glissée". Stéphane c'est bien ça ?
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Treize

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Ven 30 Avr - 7:47

Non Michel, ce n'est pas une moyenne glissée, mais simplement la courbe de tendance. Et à vu de nez, selon ce graphique, cette tendance est d'environ -3500 km cube par décennie (ce qui équivaut donc à une perte moyenne de 1160000 piscines olympiques par décennie).

Mais comme je l'ai dit sur IC, et malgré les réponses qui m'ont été apportées, je persiste à signaler qu'il ne faut rester relativement mesuré vis à vis de ces données dans la mesure où il s'agit de données modélisées (et ce, même si ces données modélisées collent de très près aux observations effectuées).
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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Ven 7 Mai - 13:28

Anomalie froide chez nous, et anomalie chaude en Arctique, sans doute due à une NAO négative, qui comme cet hiver fait circuler les langues froides du vortex polaire bien trop bas en latitude, ce qui par compensation fait remonter l'air anormalement doux en direction de l'Arctique et du Pôle.

Attention, l'image se remet à jour en permanence, donc d'ici quelques temps elle ne correspondra plus à la description ci-dessus.

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Sam 29 Mai - 7:10

La banquise Arctique a atteint le minium record de 2007 (extension). Voyez ici

Je n'ai pas la visualisation de l'épaisseur, mais c'est inquiétant, car après un hiver où l'extent était un peu meilleur, cela montre que cette superficie était mince et donc qu'il y a sans doute de moins en moins de banquise épaisse de plusieurs années, comme le montre le graphique plus haut (29 Avr - 15:51).
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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Dim 22 Aoû - 7:03

Michel a écrit:
______________________________________________________________________________________________
J'en profite pour mettre ici l'extent de la banquise ARCTIQUE pour un suivi, puisqu'il se réactualise tous les jours.

Il me parait utile de mettre également ici l'extent de la banquise ANTARCTIQUE pour son suivi.

Cliquer ici, l'image est trop grande pour l'insérer directement
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serge

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Jeu 2 Sep - 17:50

Salut,
Je viens de jeter un coup d'œil sur notre banquise arctique; eh bien c'est pas fameux.
Les images entre le 1er septembre 1980 et le 31 août 2010 sont assez inquiétantes. Près de 1.6 millions de km2 en moins pour 2010.
Comment voulez-vous modifier une perception climatique globale avec cet état de banquise ?
Et le combe c'est que si l'on assiste à un nouveau démantèlement de notre vortex hivernal, on risque à nouveau de nous bassiner avec un hiver d'Europe occidentale "rigoureux". Moi je veux bien, j'aime le froid et la neige...mais ma vision des choses ne se limite pas à un contexte géographique réduit et ce que l'on avait pressenti pour notre banquise, à savoir sa fragilité en épaisseur (apparemment concrétisée en ce moment), va encore dans le cas d'un vortex déconcentré par des bouffées chaudes, d'encore se renforcer pour l'année prochaine.
Et du côté des températures de surface des océans, on ne peut pas dire qu'on soit vraiment dans la fourchette la plus basse depuis 2003. Ce qui il me semble n'est pas vraiment favorable pour une interaction océan/atmosphère débouchant sur un courant nord-ouest frais/froid humide.
Donc en conclusion, nous n'avons pas forcément les atouts en main pour modifier la synoptique de l'hiver passé. En plus humide bien sûr.
Enfin je peux me tromper.
Bonne soirée.
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serge

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Jeu 9 Sep - 13:53

Salut,
Avant une reprise prochaine de la banquise Arctique, allons-nous passer sous la barre des 3 millions de km/2 d'aréa ?
Actuellement = 3.088 km/2
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Treize

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Jeu 9 Sep - 15:51

Je pense qu'on se dirige vers ce classement :

Extent : 3è position, derrière 2008 mais devant 2009
Area : 2è position, ex-aequo avec 2008
Volume : 1ère position

Confirmation à nouveau cette année que 2007 a clairement marqué un seuil, et qu'il sera désormais difficile de revenir à des valeurs de 2006 et d'avant en ce qui concerne la fonte estivale de la banquise, à moins d'enregistrer plusieurs été très frais en Arctique et ce sur plusieurs années consécutives. On risque d'entendre un peu moins les prochains mois que la banquise arctique va de mieux en mieux depuis l'accident de 2007, même si l'évolution de l'extent moyen en Août montre que les choses sont loin d'être aussi merveilleuses que cela au sommet de la planète.


L'Antarctique est dans des valeurs normales pour la saison (33000 km² de déficit, soit un écart très faible). Août 2010 avait débuté sur des valeurs records, mais l'anomalie mensuelle a été modérée par une chute exceptionnelle d'un million de km² en trois jours en milieu de mois - cela constitue à ma connaissance la variation la plus subite jamais observée depuis le début des relevés en 1979, que ce soit pour l'Arctique comme pour l'Antarctique.
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serge

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Jeu 9 Sep - 16:25

Salut Stéphane,

mais l'anomalie mensuelle a été modérée par une chute exceptionnelle d'un million de km² en trois jours en milieu de mois -

Tu veux peut-être dire "aggravée" à la place de "modérée", ou tu parles d'une "anomalie positive". J'ai dû mal comprendre.
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Treize

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Jeu 9 Sep - 16:52

Durant toute la première moitié du mois d'Août, la banquise Antarctique a survolé en terme d'aera ses normes de près de 1,5 millions de km² (soit à peine moins que le déficit actuel en arctique). Cette area a ensuite dégringolé d'un million de km² en trois jours, puis à nouveau de près d'un demi-million de km² en fin de mois.

On a donc une anomalie d'environ +1.5 million de km² en première quinzaine, et d'environ +0.6 millions de km² en seconde quinzaine, ce qui donne une anomalie mensuelle proche de +1.0 millions de km² sur le mois.

La chute du milieu de mois a donc modéré l'anomalie, sinon la valeur d'août 2010 aurait été la plus élevée depuis le début des relevés en Antarctique.

Depuis début septembre, nous sommes pile poil dans les normes niveau antarctique, aujourd'hui 33000 km² en dessous, alors qu'hier on était à 19000 km² au dessus, ce sont des écarts négligeables.
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serge

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Sam 18 Sep - 18:06

Salut,
Il semblerait que l'on reparte vers la reformation de la banquise Arctique. Il y a encore une petite remontée chaude du côté du détroit de Béring, mais cela semble se formater par la suite.
On l'a échappé belle, car avec les épaisseurs que l'on peut apercevoir sur le site cryosphère, nous étions prêts à perdre rapidement quelques Km2 en 10 jours.
Si vous voulez garder le moral, ne faites pas la comparaison avec le 15 septembre 1980, c'est horreur et désespoir.
Mais apparemment, ça s'épaissit du côté du rattachement au Groenland.
C'est du côté de la Sibérie que cela m'inquiète et notre beau patrimoine mondiale "Baïkal" va souffrir si on continue sur le réchauffement.
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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Sam 18 Sep - 20:56

Arctique : les glaces de mer presque au minimum
Le satellite Aqua de la Nasa fournit une très belle cartographie des glaces de mer de l’Arctique en cette fin d’été, période de minimum pour cette étendue flottante.



En Arctique, l’étendue des glaces de mer a presque atteint son minimum, comme en chaque fin d’été. Grâce au satellite Aqua l’agence spatiale américaine a pu établir cette très belle carte de l’Arctique qui permet de bien distinguer la calotte de glace (posée sur le socle rocheux) des étendues de glaces flottantes qui se forment sur la mer (les plus blanches sur l’image).

Sur cette image le détroit de Béring est au premier plan, avec l'Alaska et le continent américain à droite, la Russie à gauche. (NASA Goddard's Scientific Visualization Studio)

Aqua est équipé d’un instrument qui détecte les microondes, des radiations émises par toutes les surfaces du globe. La glace émettant plus de microondes que l’eau, les données du satellite permettent de distinguer précisément l’étendue et les contours des glaces de mer. L’évolution de cette surface de glace flottante est surveillée de cette façon depuis 1979. Leur superficie moyenne en été est de 7,7 millions de km2 entre 1979 et 2000.

Cependant à plusieurs reprises ces dernières années cette étendue s’est réduite pour atteindre des minimums records. Elle est ainsi descendue à 5,32 millions de km2 les 20 et 21 septembre 2005, et à 5,26 millions de km2 dès la mi-août 2007. Il s’agit là de minimums absolus, qui durent quelques jours ou une seule journée en fonction des mouvements des glaces et des courants océaniques.

Les glaces de mer jouent un rôle important dans le climat de l’Arctique car elles renvoient une grande partie du rayonnement solaire. Moins leur étendue est importante, plus la mer se réchauffe. Cela crée un effet d’amplification du réchauffement climatique (lire Arctique, moins de glace et encore plus de chaleur).

C.D. Sciences et Avenir.fr 14/09/10
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Michel

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MessageSujet: Re: Arctique. Antarctique. Les banquises...   Jeu 23 Sep - 8:11

La banquise arctique semble avoir terminé sa fonte estivale et ce matin la reprise est bien visible.
Donc au plus bas elle est la 3ème année minimum record en terme de surface (extent).
Record absolu en 2007, ensuite 2008, puis 2010, enfin 2009 et 2005.
Graphique de l'extent.
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